B Le congrès de Tours, 1920. Activité : Le congrès de Tours en 1920. C) La crise de 29 et la victoire du Front populaire. Activité : Le Front populaire. II) Les élections, le fascisme et le nazisme. Activité sur le régime nazi. III) L’URSS et le stalinisme. Activité sur le régime stalinien. Conclusion Lapolitique totalitaire était menée par Lénine jusqu’à sa mort en 1924 et succédée par la suite par Staline. Ceux-ci ont ainsi mis en place un état totalitaire qui est défini par un seul chef PourHannah Arendt, le fascisme italien ne fut pas un régime totalitaire. Cette interprétation, dont l'influence a été considérable sur les études consacrées au fascisme, est soumise ici à Résolutiondu Parlement européen du 19 septembre 2019 sur l’importance de la mémoire européenne pour l’avenir de l’Europe (2019/2819(RSP)) () [Réseau Voltaire] Schéma- Comparaison des régimes totalitaires (points communs et différences) Site Internet destiné à mes élèves de du Lycée Clémence Royer de Fonsorbes (31) - Cours d'Histoire-Géographie Laconstruction du régime totalitaire soviétique Compétence Je raconte Introduction La révolution d’octobre 1917 porte Lénine, chef du parti bolchevique, au pouvoir. Pendant la guerre civile, il Dansun développement construit, racontez et expliquez comment Staline a instauré un régime totalitaire en URSS dans les années 1930. (5 points) NOM : Prénom : classe : En introduction, LEurope, un théâtre majeur des guerres totales (1914-1945) En vous appuyant sur vos connaissances et sur des exemples étudiés en classe, rédigez un développement construit d’une vingtaine de lignes qui décrit et explique les violences du front lors de la Première Guerre mondiale.. Civils et militaires dans la Première guerre mondiale; Sous la forme d’un LURSS et l'Allemagne ont un régime totalitaire dès les années 1930, c'est-à-dire la mise en place d'une dictature accompagnée d'un contrôle total de la société et d'un régime de terreur mais il y a des différences entre les deux pays. Le régime totalitaire allemand est à l'origine de la Seconde Guerre mondiale. Cettesituation-problème va élargir le champ du savoir sur ce concept. C’est mon intention, un de mes objectifs. (en plus de parvenir au concept de régime totalitaire - en discussion parmi les historiens -, puis de mettre en perspective avec le cours suivant, sur la République et la démocratie en France). 1vGpYI4. Le culte du chef consiste, dans les régimes totalitaires, à susciter une communion et une adulation excessive du dirigeant par une mise en scène et large diffusion médiatique. Ainsi, dans le but d’obtenir le consentement des masses, Mussolini, Staline et Hitler vont imposer leur politique grâce à la propagande mais aussi grâce à l’art. Les différentes représentations de ces trois dictateurs témoignent de la mise en place d’un véritable culte de la personnalité à travers le Duce, le Petit Père des peuples et le Führer. Cette forme moderne du culte du chef subsiste de nos jours, notamment en Chine ou en Corée du Nord. Un contexte historique favorable à l’ascension au pouvoir Mussolini, Staline et Hitler vont utiliser la propagande ainsi que les faiblesses économiques et politiques de leur pays pour accéder au pouvoir. La crise de 1929 provenant des Etats-Unis a des répercussions sur l’Europe. En Allemagne, il existe 6 millions de chômeurs en 1929. L’Italie a en commun avec ce pays, les sentiments de honte et de revanche inspirés par la victoire alliée de la Première Guerre Mondiale. En effet, suite au plan Wilson, l’Italie n’a pu obtenir tous les territoires revendiqués lors de son entrée en guerre à leurs cotés. Les régimes fascistes, nazis et communistes, se livreront à une glorification systématique du chef en tant qu’être exemplaire et charismatique. Il convient de revenir brièvement sur le parcours de ces trois dictateurs. Mussolini a été un militant socialiste, avant de fonder des groupuscules d’extrêmes droites en 1919. Le soutien de la bourgeoisie, l’aide à accéder au pouvoir en 1922. En s’alliant avec le parti nazi l’axe Rome Berlin il conquiert l’Ethiopie en 1936. Quant à Hitler, il est le chef du parti nazi depuis 1921. Nommé chancelier le 30 janvier 1933, il deviendra en 1938 chef de la Wehrmacht, l’armée allemande. Il déclenchera la seconde guerre mondiale en annexant l’Autriche, la Tchécoslovaquie en 1938 et la Pologne en 1939. Concernant Staline, fils d’un paysan géorgien, il devient en 1922 secrétaire du Parti Communiste de l’Union Soviétique. Il évince Trotski du gouvernement en 1925 puis bat l’opposition de gauche en 1928. La légitimité par l’histoire et la politique le photomontage Les dictateurs ont des stratégies communes, celles de se justifier par le passé et de représenter l’avenir idéal. Les représentations d'Hitler et de Staline peuvent prendre la forme de photomontages. Celui de droite est réalisé par un artiste letton engagé dans la révolution bolchevique Gustave klucis 1895-1928. Il dévoile de gauche à droite Marx, Engels, Lénine et Staline qui sont séparés par des lignes diagonales sur fond rouge. Marx et Engels sont des philosophes et théoriciens luttant contre la société de classes. Lénine, politicien russe est le dirigeant du parti bolchevik. Force est de constater que Staline entretien ici le mythe de l’héritier légitime de Lénine et des grands professeurs marxistes. Grace à lui, le communisme est mis en valeur dans un cadre serein. Il cherche à incarner l’aboutissement de nombreuses années de lutte et la joie de vivre qu’il procurera. La technique du photomontage est également utilisée pour servir Hitler. Un second visuel anonyme représentant le Führer, le montre succédant à Hindenburg en toute légitimité. Pour mémoire, Hindenburg devient président de la république de Weimar en 1925 et sera réélu en 1932. Sous la pression des milieux financiers et suite au succès du parti nazi aux élections législatives, il appellera Hitler à la chancellerie du Reich le 30 janvier 1933. Le but de la propagande est de montrer un leader Hitler qui succède à Frederic II et Hindenburg avec la bienveillance de l’Histoire, de l’Eglise et du peuple qui prouve son accord par le serment de fidélité visuel ci-dessous. La référence au divin La référence à dieu et au caractère sacré est importante et largement utilisée par les dictateurs. Le leader cherche à se doter d’un aspect divin et à se montrer comme un prophète. Sur le photomontage dévoilant Hitler, la présence de la croix gammée près de l'Eglise illumine le paysage comme s’il s’agissait d’une bénédiction divine. Mussolini, cherche aussi à développer un caractère sacré aux yeux des italiens mais aussi à entretenir des bonnes relations avec le pape. Il notamment a été peint aux cotés de personnages bibliques sur une fresque d’Eglise. En 1929, il organise un plébiscite en faveur des accords de Latran avec le Vatican qui permettrait de consacrer le rôle de Duce au sein de la société. La façade d’un palais a servi de support électoral à travers des affiches comprenant le " oui " à Mussolini. L’accord rétablissait les liens entre l’Etat et l’Eglise Catholique. A cette occasion, le pape Pie XI qualifiera Mussolini de "Uomo della Provvidenza", c'est-à-dire l’homme de la providence. Glorification du chef à travers l’art un héros mythique et suprême Mussolini, a recours à l’art pour entretenir sa popularité à travers la technique du futurisme. Ambrosi peintre romain, a représenté Mussolini devant Rome en 1930 à travers une glorification de la Rome antique. On le remarque aux vestiges avec l’architecture, les remparts et l’amphithéâtre le colisée. Mussolini souhaite créer une troisième Rome en s’inspirant des valeurs et puissances antiques notamment la domination universelle exercée par Rome pendant l’antiquité. Il revendique la gloire impériale passée et personnifie le héros dans une luminosité solaire. Il se montre tel un génie inspirateur et créateur en raison de sa position surélevée. A travers la transparence de son visage, Mussolini souhaite montrer que Rome et lui ne font qu’un. La sculpture est un moyen suppleméntaire de glorificiation. Arno Breker est le sculpteur officiel du parti nazi. Au milieu des années 1930, il s'en rapproche progressivement. Nommé professeur à l'école d'arts plastiques de Berlin, il est remarqué par le ministère de la propagande du Reich qui lui passe plusieurs commandes. Il a réalisé le portrait d’Hitler premièr visuel qui est représenté de face avec un air volontaire et déterminé Le culte de la personnalité s’attache à créer et exalter les valeurs et les qualités du chef comme s’il s’agissait d’un surhomme, d’un héros. Lorsqu’il écrit Mein Kampf en 1923, programme du nazisme, Hitler se qualifie comme tel Celui qui veut être chef porte avec lui l’autorité suprême et sans limite, le lourd fardeau d’une responsabilité totale. Seul un héros peut assumer cette fonction ». Exemple d’une réaction contre cette glorification extrême une icône mutilée Victor Brauner est un peintre surréaliste français d'origine juive roumaine. Il a fait partie de l'importante communauté d'artistes et intellectuels roumains de Paris. En 1927 lors de son premier voyage a paris, il prend contact avec les surréalistes. De 1927 à 1937, il peint des figures assez agressives. Cette forme d'art qualifiée de surréaliste est violente et bouleverse ainsi la peinture conventionnelle qui se veut esthétique. A travers l’œuvre de Victor Brauner à droite, il est possible de reconnaître Hitler dépourvu d’yeux et défiguré. Son personnage est totalement dénué de grandeur et de sérieux pour faire place à la destruction et l'insolite. Il n’est qu’un jouet avec lequel le peintre s’amuse de manière cathartique. En effet, son coup est entaillé, sa joue déchirée, son oreille et son nez coupés ainsi que sa bouche clouée. L'absurde s'associe à la violence avec la présence d'objets en tout genre un parapluie et un javelot au niveau de la tête, un marteau, des clous et une épingle. Le peintre cherche véritablement à détériorer la réputation de surhomme qu’Hitler s’était construite en le montrant tel qu'il est réellement inhumain. Promouvoir et entretenir la réputation du chef la carte postale et les récompenses Le culte du chef consiste aussi à tenter d’influencer l’opinion et de promouvoir des idées à travers des outils de proximité tels que la carte postale et le système de récompense. La carte postale à l'époque, n’a pas l’usage qu’on lui attribue aujourd’hui. Elle est personnelle, ne s’envoie pas et se garde chez soi. Les cartes postales avaient un rôle important dans la propagande en faveur d’Hitler et de sa mise en valeur. Elles le montrait notamment accompagné du drapeau du second empire allemand 1871-1918 dansun but bien précis incarner l’esprit vengeur. Pour rappel, le Second Empire allemand a pris fin avec la défaite issue de la Première Guerre Mondiale. Contrairement à Mussolini et Hitler, Joseph Staline ne dispose pas d’autant de charisme et se montre davantage en leader accessible et proche du peuple, qu’en surhomme. Il cultive un caractère paternaliste et le goût de l’effort. Le prix Staline crée en 1939, témoigne bien de cette volonté. Il permet aux gagnants de recevoir une médaille en or et une somme d’argent 100 000 roubles. Les honneurs se sont multipliés durant l'ère stalinienne, à travers plusieurs secteurs de la vie sociale comme les arts, techniques, littérature, sciences etc. La médaille honorifique est reconnaissable aux feuilles de lauriers, symbole de la victoire et à l’effigie de Staline au centre. L’art, le photomontage, la carte postale et la récompense honorifique sont des outils qui permettent au chef d'État de régimes totalitaires de se forger une image suprême capable d'endoctriner une nation entière. Ces différents supports contribuent ainsi à entretenir l'image héroïque et la notoriété du chef en le déifiant. Toutefois, ce culte peut mécontenter et se trouver bafouer. C'est le cas de la peinture à l'huile de Victor Brauner qui cherche à entacher la réputation du chef et à le désacraliser. Bibliographie - LIFFRAN, Françoise dir. Rome, 1920-1945. Le Modèle fasciste, son Duce, sa mythologie, Paris, Éditions Autrement, 1991 - STERN Jean-Pierre, Hitler, le Führer et le peuple, Paris, Flammarion, 1985 - MUSIEDLAK, Daniel , Mussolini, Les Presses de Sciences Po, 2004 - WERTH, Nicolas, GROSSET Mark, Les Années Staline, Paris, Chêne, 2007 Pour aller plus loin - Hitler - Mussolini - Staline. DVD, documentaire, Arte Video, 2010. Une page de Wikiversité, la communauté pédagogique libre. Les régimes totalitaires soviétique, fasciste et nazi dans l'entre-deux-guerres points communs et spécificités Au XXe siècle, l'Europe a connu plusieurs régimes totalitaires, notamment trois faisant figure de modèles » en Italie avec comme dictateur Mussolini, en Allemagne avec Hitler et en Union soviétique URSS avec Lénine puis Staline. On peut se demander quels sont les points communs et les différences entre ces projets totalitaires. Les points communs de ces trois régimes totalitaires[modifier modifier le wikicode] Des États tout-puissants qui ne supportent aucune opposition politique[modifier modifier le wikicode] Tous sont dirigés par un chef charismatique Mussolini et Hitler sont des orateurs de talent, Staline moins, faisant l'objet d'un véritable culte de la personnalité portraits, propagande à travers toutes sortes de médias, dans les écoles, etc.. Dès leur arrivée au pouvoir, les trois hommes ont tout d'abord veillé à s'assurer de la fidélité de leurs fonctionnaires et à éliminer les opposants potentiels en Allemagne, Hitler procède ainsi à une véritable épuration de l'administration en excluant les juifs et les communistes. Le pouvoir est fortement centralisé les Länder allemands perdent leur indépendance. En Italie et en Allemagne, les anciennes institutions sont conservées mais n'ont plus de pouvoirs réels le roi d'Italie et le Parlement italien ne peuvent plus qu'enregistrer les décisions prises par le gouvernement ; de même pour le Reichstag allemand. Mussolini, Hitler et Staline concentrent les pouvoirs entre leurs mains et gouvernent en s'appuyant sur un cercle restreint de proches Grand Conseil du fascisme » pour Mussolini ; cadres du Parti nazi NSDAP pour Hitler, qui s'applique à entretenir des rivalités entre eux pour mieux les diriger ; cadres du Parti communiste de l'Union soviétique PCUS aux ordres de Staline. Hitler, Staline et Mussolini s'appuient sur de puissants partis uniques qui quadrillent littéralement le pays les syndicats indépendants sont par exemple abrogés et remplacés par les syndicats officiels des partis. Dans les trois cas, des polices politiques sont chargées de réprimer toute forme de contestation et toute velléité de pluralisme. Le NKVD en URSS il deviendra le KGB, la Gestapo dans le Troisième Reich, l'OVRA dans l'Italie fasciste constituent des réseaux d'informateurs et encouragent la délation pour repérer les opposants. En Italie, les opposants sont emprisonnés ou exilés, mais dans l'Allemagne nazie des camps de concentration sont ouverts dès 1933 et on y déporte les communistes, les socialistes, et tous ceux considérés comme des ennemis politiques » qui souillent le corps allemand ». En URSS, Staline ordonne une première vague de terreur entre 1929 et 1932 avec la dékoulakisation » 1,8 million de paysans soviétiques aisés » sont déportés dans des camps le Goulag en Sibérie ou dans des régions éloignées de l'URSS. Une seconde vague de répression, la grande terreur », se déroule entre 1936 et 1938 procès de Moscou ; 700 000 personnes exécutées par le NKVD. 15 millions de Soviétiques seront déportés dans les camps du Goulag entre 1917 et 1953. Une société sous contrôle vie quotidienne, culture, loisirs[modifier modifier le wikicode] Les régimes totalitaires veulent contrôler et surveiller tous les aspects de la vie des populations, depuis l'enfance jusqu'à l'âge adulte. Dès leur plus jeune âge, les enfants sont enrôlés dans des groupes maîtrisés par les partis jeunesses hitlériennes Hitlerjugend, Ballilas en Italie, pionniers soviétiques en URSS. Les programmes scolaires sont remaniés de manière à inculquer à la jeunesse les valeurs du régime et à former les cadres obéissants des nouvelles sociétés auxquelles aspirent les dictateurs. Les adultes également doivent adhérer aux syndicats officiels des partis ou aux associations de loisirs s'ils ne veulent pas subir de pression de la société où la délation et le contrôle mutuel sont encouragés. En URSS, c'est l'État qui organise les vacances des ouvriers les plus méritants ». Toute la société est soumise à une importante propagande d'État qui contrôle tous les médias, y compris le domaine artistique. Des styles artistiques officiels » voient ainsi le jour alors qu'à l'inverse on interdit l'art dégénéré ». En Allemagne, des autodafés ont lieu en place publique des buchers sont dressés pour y brûler des milliers de livres interdits. Les autorités organisent également de grands rassemblements où les leaders font des discours enflammés devant des milliers de personnes. Dans tous les cas, les populations sont partagées entre consentement certains par conviction, beaucoup parce qu'ils n'ont pas le choix et résistance mais cette dernière reste modérée ; ainsi en URSS, les paysans finissent par obtenir un lopin de terre privé en 1935. L'économie est au service de l'État[modifier modifier le wikicode] En Italie et en Allemagne, les fascistes et les nazis sont arrivés au pouvoir avec l'aide des milieux d'affaires qui continuent de les soutenir lorsqu'ils sont au pouvoir. En contrepartie, la propriété privée est maintenue, et les industriels peuvent continuer à s'enrichir avec l'aide des appareils d'État. Ainsi, en Allemagne, certains industriels profitent de la main-d'œuvre des camps de concentration. Les réformes sociales ne font plus partie des programmes politiques des deux États. En revanche, Hitler et Mussolini savent que pour maintenir la paix sociale ils doivent faire en sorte d'en finir avec le chômage. Ils lancent donc des programmes de grands travaux, souvent à la gloire de leur régime, qui permettent d'employer des milliers de personnes même si les caisses des États se vident. Leur ambition est de développer l'autarcie économique de l'Italie et de l'Allemagne. En URSS, Staline veut collectiviser l'économie et développer l'industrie lourde il se méfie des campagnes, trop conservatrices de son point de vue. L'État met en place des plans quinquennaux ambitieux qui fixent les objectifs de production à atteindre. Alors que l'Union soviétique était en retard du point de vue industriel, elle devient la troisième puissance industrielle du monde en 1937 en ayant également recours au travail forcé du Goulag. Les progrès sont considérables, mais ils se font au détriment de l'agriculture les coopératives officielles kolkhozes et les fermes d'État sovkhozes ne seront jamais vraiment productives, car les paysans ne seront pas motivés par le travail sur des terres collectivisées. L'industrie de biens de consommation est également sacrifiée. Les différences de ces trois régimes[modifier modifier le wikicode] Mussolini est obsédé par le modèle de l'Empire romain. Il veut mettre en place un État autoritaire encadrant et façonnant la population italienne pour favoriser l'émergence d'un homme nouveau, viril, agressif et conquérant », sur ce qu'il estime être le modèle antique. Dans l'Italie fasciste, l'État est au-dessus de tout et domine une population qu'il faut remodeler sur ce principe. L'Italie fasciste n'est cependant pas un État raciste à l'origine, même si elle finit par adopter des législations racistes en 1935 interdiction des mariages mixtes en Éthiopie et des lois antisémites en 1938 sous l'influence de l'Allemagne. Hitler est fasciné par l'Italie fasciste. Il reprend l'idée d'un État autoritaire et veut également refondre la société allemande. Mais l'originalité de sa politique est que cette transformation est dictée par l'obsession d'atteindre la pureté de la race » le racisme est au cœur de l'idéologie nazie. Il s'appuie lui aussi sur de prétendues références à l'Antiquité lointaine et à une race aryenne » qui aurait dominé l'Europe dans des temps anciens avant d'être pervertie par le métissage et le mélange des sangs » avec les autres peuples européens jugés inférieurs ». Hitler n'hésite pas à détourner des théories scientifiques comme le darwinisme pour justifier son projet y compris au sein de la race aryenne », ce sont les plus forts qui doivent dominer et être servis par les plus faibles et les peuples inférieurs cette idée est au cœur de la politique de l'espace vital » ou Lebensraum. Hitler pense également que les découvertes scientifiques peuvent aider l'Allemagne à atteindre cette pureté de la race et la domination de l'Europe il ordonne des dizaines de pseudo-expériences scientifiques dans les camps, envoie des archéologues à la recherche d'objets mythiques, a même recours aux sciences occultes. Pendant ce temps, les malades physiques ou mentaux sont stérilisés ou éliminés. Hitler interdit également tout mariage mixte et ordonne à Himmler de mettre en place une politique eugéniste de reproduction des meilleurs éléments », obéissants aux critères de la race aryenne », dans des centres destinés à cet effet les Lebensborn. L'URSS de Staline est fondamentalement différente des autres totalitarismes. En Italie et en Allemagne, l'existence d'une hiérarchie et d'une inégalité entre les hommes va de soi, et est même glorifiée il y a des forts dominants et des faibles dominés travaillant pour les plus forts, que ce soit pour des raisons sociales ou raciales dans le cas de l'Allemagne. Au contraire, Staline veut imposer le communisme et une société sans classes sociales où tous les Soviétiques seraient en théorie égaux. Son objectif final est la disparition de l'État et de la dictature du prolétariat », et veut une société égalitaire capable de s'autogérer ». Mais il estime que pour atteindre ce but, il faut d'abord qu'un État autoritaire transforme les anciens Russes, héritiers de siècles d'asservissement et trop attachés aux biens matériels et à la mesquinerie de l'ancien régime, en Soviétiques défenseurs de la nouvelle société communiste. Il se méfie en particulier des campagnes trop conservatrices à son goût il en vient. C'est cette analyse qui poussera paradoxalement les dirigeants soviétiques à imposer à leur population un système totalitaire fondé, en théorie, sur l'égalité de tous mais dominé en réalité par une caste de cadres du PCUS, la Nomenklatura. Notes et références[modifier modifier le wikicode] En 1929, Staline est parvenu à éliminer tous ses opposants politiques personnels ou à les faire fuir Trotski. Staline prend la succession officielle de Lénine et engage son pays dans le grand tournant. La réalisation de ce projet mobilise la société soviétique dans son entier de sorte que l'exaltation de la production passe par l'instauration rapide d'un régime de terreur. 1. L'instauration d'une dictature entre révolution et terreur Lénine a contribué à la nomination de Staline au poste-clef de Secrétaire général du parti en 1922, afin de mieux le contrôler. A la mort du premier en 1924, Staline se pose en héritier politique légitime. a. Staline et le pouvoir oLa conquête du pouvoir. Staline, le petit père des peuple, devient le chef absolu du nouveau régime, un chef charismatique et omnipotent. Il s'appuie sur un parti de masse unique, qui assure la diffusion des valeurs sociales et idéologiques. A la différence de Mussolini et d'Hitler, la conquête du pouvoir par Staline ne se pose pas en terme de légalité électorale, mais plutôt en terme de conquête à l'intérieur du Parti communiste. oUne terreur politique et limitée La première expression de la terreur stalinienne est politique et limitée aux personnes qui s'opposent au Secrétaire général. Staline fait face aux oppositions internes et dénonce les camarades d'hier qui pourraient mettre en péril le déroulement historique de la révolution bolchevique les indésirables », les hypocrites » et les carriéristes ». Ces indésirables encourent la prison, le goulag, ou l'exécution immédiate. Staline veut légitimer et conforter son statut, au détriment même de ses alliés et camarades de la veille. Ces mesures débouchent sur un important renouvellement des militants. oUn renouvellement des militants Staline gratifie, privilégie et promeut des hommes, afin qu'ils lui soient redevables et ainsi qu'ils le servent. Une relation fusionnelle s'instaure alors entre un parti et ses apparatchiks dévoués corps et âmes à son chef par les largesses accordées au sein même du corps de l'Etat. Staline s' assure donc, par des avantages, l'emprise de son pouvoir sur la bureaucratie interne au parti. Progressivement le régime de la terreur s'institutionnalise, et vise l'ensemble de la société. b. Les instruments de la terreur Staline s'appuie sur la soumission o D'une police d'Etat d'abord GPU puis NKVD en 1934. La police politique est un instrument absolu de surveillance du parti comme de la société. Totalement dévouée à Staline, qui seul la contrôle , la police d'Etat cumule pouvoirs policiers et judiciaires et reçoit de nombreux privilèges. o De commissaires politiques. o De tribunaux d'exception. 2. La terreur comme mode de gouvernement Progressivement Staline ambitionne de réformer tous les pans de la société civile soviétique en utilisant la terreur. a. La collectivisation En novembre 1929, Staline décide la collectivisation des terres et de l'agriculture afin de briser le pouvoir des koulaks, petits propriétaires terriens. A ce moment précis, la Révolution russe enregistre un nouveau tournant qui oppose désormais les ouvriers aux paysans, dénoncés comme ennemis du régime. En février 1930, des ouvriers soutenus par des commissaires politiques du parti obligent 13 millions de paysans à intégrer les kolkhozes ferme où la terre et les moyens de production sont mis en commun. Ainsi les biens et les terres sont confisqués, tandis que leur administration est confiée à chaque assemblée générale de kolkhoze, en fait à des apparatchiks. Le système agricole s'effondre les paysans font de la résistance passive et ne travaillent plus. Ils fuient vers les villes pour échapper aux conditions de travail dans les kolkhozes. Staline autorise, presque contraint, une décollectivisation contenue, et moins de 20% des terres sont encore collectivisées au mois de juin 1930. Staline profite de ce répit pour encadrer la future campagne de collectivisation par des membres du parti formés aux questions paysannes. Elle reprend en janvier 1931 et concerne 75 % des terres. En 1939, 98 % des terres appartiennent à l'Etat. b. Les victimes de la terreur oLa population rurale Staline en appliquant la collectivisation a supprimé la société rurale traditionnelle. La collectivisation a en effet anéanti les velléités d'opposition d'un monde rural réfractaire au nouveau régime, en le poussant à fuir vers les villes. Pour d'autres, la collectivisation a eu des conséquences plus dramatiques environ 6 millions de paysans sont morts, victimes d'exactions, d'exécutions sommaires, de règlements de compte, des premières déportations, et de la famine qui s'empare de l'URSS dès 1932. 6 millions de morts selon les estimations les plus basses. oLes membres du parti Si l'on n'ose le critiquer officiellement, des voix s'élèvent depuis la tribune du parti. L'assassinat de Kirov, dirigeant du PC de Léningrad, en 1934, sert de prétexte à Staline pour procéder à l'épuration du parti, dans une grande série de procès, dont les procès de Moscou. Les procès de Moscou 1936-38, visent à éliminer la plupart des anciens cadres du parti dont tous les fidèles de Lénine et les hauts fonctionnaires du parti. Ainsi Zinoviev, Boukharine, Trotski et Boukharine sont éliminés tantôt jugés pour complot, trahison ou sabotage. Cette épuration est rendue possible par une modification du code pénal, qui instaure le principe de responsabilité collective. oL'armée Dans l'armée, la même folie de l'épuration sévit - élimination des huit amiraux et de quatorze des seize généraux; - élimination de trois maréchaux sur cinq, dont Toukhatchevski ; - élimination de la moitié des officiers. Ainsi le commandement de l'armée est exsangue. c. Bilan de la terreur Nombreuses sont les estimations quant aux victimes de l'épuration et de la terreur stalinienne. Soljenitsyne, dans l'archipel du goulag, évalue à 10 millions le nombre de victimes. Les recherches les plus récentes estiment en fait qu'il y aurait eu 15 millions de prisonniers en tout en camp de travail entre 1930 et 1953 ; pour un taux moyen de décès annuels de 10 %, c'est à dire quasiment 12 millions de morts dans les goulags pour l'ensemble de la période. Les exécutions quant à elles ont été de 800 000 environ pendant la grande terreur 1937-1939. Et il faut encore ajouter à ces chiffres, les victimes de la famine de 1932-1933, 6 millions de morts selon l'estimation la plus basse. Ainsi le règne de Staline a engendré selon les estimations les plus vraisemblables un total général de décès pour raisons politiques approchant les 20 millions de morts. L'essentiel La terreur stalinienne, motivée à l'origine par une crainte excessive des rivalités dans les sphères du pouvoir s'est rapidement élargie à l'ensemble de la société, traquant chaque opposant ou traître présumé. A la différence de la terreur nazie guidée par une doctrine raciste, la terreur stalinienne s'est appliquée dans le seul but d'étendre le pouvoir personnel de Staline. La terreur de masse a permis à Staline d'asseoir les fondements d'un régime totalitaire en causant la mort d'environ 20 millions de personnes jusqu'en 1941. Vous avez déjà mis une note à ce cours. Découvrez les autres cours offerts par Maxicours ! Découvrez Maxicours Comment as-tu trouvé ce cours ? 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développement construit sur le régime totalitaire stalinien